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Edito

Ci après l’édito d’Etienne Ginot, Président de l’UNIS, qui paraitra dans leprochain Transversale Immobilier, le journal de l’UNIS

Météo estivale : extrême vigilance !

De l’échec des politiques du logement social depuis des lustres –vu sa pénurie chronique- à l’envol des prix de l’immobilier et à la difficulté de se loger pour nos concitoyens, l’Etat serait-il en train de trouver le remède à tous ces maux?

Le gouvernement cède à la facilité de jeter l’opprobre sur les métiers de l’immobilier, livrés si facilement en boucs émissaires devant le peuple pour punir quelques fautes mises en exergue, et cacher le vrai professionnalisme de l’immense majorité de nos membres. C’est en tout cas ce qu’il ressort des prémices du projet de loi dont la Ministre Madame Duflot s’est faite l’écho dans la presse avant même d’en informer les professionnels qu’elle avait invités à la concertation !
Avec une telle posture, l’Etat qui ne fait pas ce qu’il faut pour loger nos concitoyens, passerait pour le défenseur des opprimés du logement.

Après avoir démontré par la production d’un Livre Blanc issu de concertations entre tous les acteurs -y compris les consommateurs et les pouvoirs publics- leur volonté de réformes, les professionnels qui sont sur le terrain et qui oeuvrent tous les jours pour créer ou parfois maintenir de difficiles liens sociaux et accompagner nos concitoyens dans les décisions majeures qu’entourent leurs choix de logement et de vie, se sentent trahis !

Ce projet de loi tel qu’il est présenté restreint les libertés en supprimant le libre choix des copropriétaires par les décisions qu’il voudrait leur imposer, rend sans intérêt tout investissement immobilier alors qu’on manque cruellement de logements dans certaines régions et, de surcroît risque de mettre en périls emplois et entreprises et d’empêcher la liberté des prix dans les transactions assurées par les professionnels, alors même que ces derniers sont les seuls à sécuriser les parties à l’inverse du désastre fréquent, tant économique que juridique, des transactions de gré à gré. Sans parler de la totale impunité des bailleurs privés indélicats, dont les méfaits rejaillissent dans les médias qui les amalgament avec les professionnels !

Il n’est pas tolérable qu’après huit mois d’implication, de justifications, de propositions, de recherche d’équilibres dans l’intérêt de tous, nous voyons tous nos efforts et notre inépuisable disponibilité récompensés par le mépris qui consisterait à appliquer -par dogme- des décisions que l’on voudrait habiller d’une concertation qui n’aurait été que de façade.

L’emploi ici pesé du conditionnel de la langue française permet d’éviter de croire déjà au pire et de ruiner ainsi les maigres espoirs d’être encore écoutés.

J’en appelle à votre mobilisation pour intervenir auprès de vos élus et leur démontrer le bien-fondé tant de notre courroux que de nos positions qui vous seront à nouveau et très bientôt retransmises.

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